lundi 19 septembre 2011

Tanger, le rif, le Kif et la vente en ligne

Tanger

Je loge chez Julien, un français installé ici depuis trois ans qui travaille dans l'industrie. Julien habite au plein coeur de la Medina (vieille ville) dans une magnifique maison retapée par deux architecte français, remplis de goût et de monnaie trébuchante. Trois étage et une terrasse qui domine la ville et qui donne sur la méditerrannée.
Visite rapide, soirée entre français expatriés. On papote autour d'un fromage amené de France et qui rencontre un franc succès. Anecdotes, rires...Pierre Edouard vient de passer le permis marocain pour conduire ici : rien de plus simple, une marche avant une marche arrière et en 10min vous avez le papier. On comprend un peu mieux la maîtrise du volant à la marocaine.

Le lendemain je reprends le camion et file à travers la chaîne du Rif vers la ville de Chefchaouene. Le rif c'est la chaîne montagneuse qui borde la méditerranée d'est en ouest. C'est aussi le point central de la production duKif (Cannabis) et de Hashisch. Véritable agriculture locale, l'herbe magique se cultive ici comme du foin constitue la base de toute une agriculture familiale. Le roi Mohammed VI tente bien ces dernières années d'éradiquer cette tradition antique mais d'après les gens du coin, c'est perdu d'avance. Mieux vaut parfois ne pas aller se perdre là ou personne ne va, dans ses petits villages reculés où l'on garde les cultures, le fusil en bandoulière...

Je passe Chefchaouene, jolie petite ville dont la Médina a été peinturlurée de bleu, que l'on retrouve dans toutes ses déclinaisons.Ca fait parfois mal aux yeux mais cela a son charme.

La route continue vers Meknès au Sud au milieu de milliers d'ha d'oliviers. Meknès ou je suis accueilli par Ashraf, un couch surfer. Ashraf travaille dans une boîte sous-traitante de SFR en France. Ashraf c'est une des voix qui passe ses journées à vous démarcher au téléphone pour vous vendre des abonnements internet. Ashraf me raconte sa vie, son enfance dans le désert, son premier boulot a Casablanca, son ras le bol d'une vie trop surmenée et son choix de vivre à Meknès pour gagner un peu moins mais respirer un peu plus. Nous parlons aussi des relations homme femme difficiles au Maroc en dehors d'un lien sacro-saint du mariage.
Nous taillons la bavette autour d'un Tajine maison en regardant DSK au JT de Claire Chazal en train de se confesser, la mine de chien battu devant des millions de français...Tout un programme. Ashraf vit en colocation avec un ami d'enfance et un prof de sport. Ici on fume, on boit du Whisky et on a même gouté de la viande de porc...Je dois loger chez des rebelles...pas tant que çà, le Maroc vient d'ailleurs de mettre en place des contrôles d'alcoolémie au volant...étonnant non?

Me voilà aujourd'hui à Fès ou je suis hébergé chez Youssef, DJ dans les boîtes de nuits de la ville. Demain route vers l'Atlas et le désert...à suivre...




La médina de Tanger

et la terrasse de Julien.

Ville de Chefchaouene




Tomate oignons épices et viande de bœuf, simple mais rudement efficace

Asharf et ses deux colocs

Marché de Meknès








jeudi 15 septembre 2011

Aujourd'hui vendredi à Tanger (Maroc)


Après 2200km au volant de ma vieille breloque qui ma foi a avalé vaillamment les Km jusque Tarifa (ville a l'ouest de Gibraltar). 4 jours de route tranquille à vitesse réduite entre les côtes catalanes et la campagne andalouse.

Las des panoramas urbanisés des bords de mer, de ces Km de littoral ornés d'un interminable bourrelet de béton, je passe par les terres pour rejoindre Grenade et Gibraltar. Après les orangers de la Catalogne, des milliers d'hectares d'oliviers composent ce paysage de Western. Terre brûlée par le soleil, herbe roussie et chaleur étouffante. L'été n'est pas fini. Petite halte à Velez blanco, joli petit village andalou au ruelles blanches. Visite des rues au petit matin, les grand mères passent le balai et discutent avant l'arrivée de la chaleur qui fait fermer les stores et qui rend les rues désertes jusqu'au soir.
Je file vers le Maroc et visiterait l'Andalousie au retour. Le camion chauffe mais tient le coup, le chauffeur transpire mais tient le coup aussi. Ferry à Tarifa et en 35 min me voilà propulsé au "Bled". Je retrouve avec joie ce parfum de grand bazar organisé, et me perds avec délice dans les ruelles de la Médina de Tanger. Je suis accueilli ce soir par un couple de français qui habitent ici (couch surfing). Demain je reprends la route vers le sud.
à suivre...




pause le long du canal du midi

jeux taurins a Peniscola au sud de Barcelone


Depuis le village de Velez Blanco en Adalousie
Velez blanco

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Tanger, c'est brumeux, plus de photos quand viendra le ciel bleu...